La thune est une pute !

La thune est une pute !
La thune est une pute !

La thune est une timpe, les vrais le savent très bien. On en prend conscience avec le temps. Quand on parle d'elle, tout le monde écoute, ça intéresse tout le monde. Tout le monde pense à elle, certains l'assument, d'autres non. C'est selon...

Arrivé à un certain âge, après l'avoir croisée deux, trois fois dans divers endroits, tu ressens un sentiment chelou la concernant. Tu entends parler d'elle à droite, à gauche, elle a l'air d'avoir envoûté bon nombre de personne. "Mais qu'est-ce qu'elle a de spécial, cette racli ?", ça, c'est ce que tu te demandes avant qu'elle ne fasse irruption dans ta triste vie.

Le premier contact se faire sur présentation. Un frère te tuyaute pour la capter, une fois fait, tu te retrouves seul avec elle... Bon, on ne va pas se mentir, la première fois, elle est tellement bonne, tellement attirante, tu la niques très (trop) vite, il semblerait qu'elle aime ça. Il suffit qu'elle se donne une fois à toi et tu es ensorcelé. Aucune autre ne pourrait te donner ce qu'elle t'a donné. Ça, y est, t'es croc, où qu'elle soit, tu vas tout faire pour la retrouver et remettre ça.

Le problème avec cette chienne, c'est que c'est une meuf à problèmes. Elle rend fou ! La voir trop souvent dans les bras d'un autre peut pousser ta jalousie à ces derniers retranchement. "Elle est à moi, c'est avec moi qu'elle devrait être, qu'est-ce qu'il a de plus que moi, ce chien ?!", ce genre de pensée ne cesse de traverser l'esprit. Elle prend un malin plaisir à te faire souffrir. C'est à se demander si l'on aurait pas préféré ne jamais la rencontrer, mais d'un autre côté, est-ce que tu aurais pu continuer de vivre comme avant tout en sachant qu'une telle chose existait ? Il faut dire qu'avec elle à tes côtés, à ton bras, tu as le sentiment d'exister, de réellement peser. C'est étrange, pour les autres femmes, depuis qu'elles t'ont vu escorté par la belle, tu ne sembles plus être l'homme de plexiglass que tu étais par le passé. Madame Dollar est une tasspé, mais elle fait mal autant qu'elle fait du bien. Marcher avec elle ouvre de nombreuses portes. On côtoie de nouvelles personnes, découvre des endroits qui paraissaient tellement loin auparavant, la palette d'activités s'en voit plus diversifiée, elle te sappe, t'emmène damer à Francesca, t'emmène au MK2, une chose est sûre : elle sait faire kiffer.

La source du problème est que tu n'es pas le seul à la chercher de jour et de nuit. Tout le monde la veut et une fois bien dans la course, plus personne ne veut la présenter à qui que ce soit. Chacun pour sa gueule. Dans ce merdier, les frères se battent pour elle, se trahissent pour elle, sont prêts à crever pour elle. On sait tous qu'elle n'en a rien à foutre de notre gueule, qu'elle survivra à notre décès, elle sera en train de tourner le jour de notre enterrement. Mais que veux-tu ? L'amour rend aveugle, hein ?! Tout le monde est conscient qu'elle s'est fait niquer par un paquet de keumés avant de tomber dans nos bras. Elle vient de loin, cette tass.

Personne n'est réglo quand ça devient trop personnel, les histoires de coeur rendent tout sauf raisonnable. Personne n'aura de remord à te la voler lorsqu'elle sera avec toi, il faut se protéger, montrer que ce n'est même pas la peine d'y songer quand elle est près de toi. Elle aime les mecs en place, les balaises et ne reste jamais longtemps avec les baltringues. C'est la maitresse des trois quarts de la région et ta meuf te fait comprendre qu'elle kifferait faire un plan à trois avec Miss Biff et toi. C'est quoi ce délire ?

Elle a bousillé tant de mecs, des mecs devenus des déchets, des épaves, ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils avaient pu être... Ils parlent trop, parlent de cette pétasse au passé, dans un discours mêlant nostalgie et rancoeur. Ils rêvent juste de la retrouver, mais ne sont pas à la hauteur de leurs ambitions. "Qu'ils aillent tous se faire foutre, pas le temps me la jouer grand sauveur, j'ai déjà du mal à l'avoir pour moi, je ne vois pas pourquoi je la partagerai avec des enfoirés pareils. Est-ce qu'ils auraient daignés me tendre la main si j'étais à leur place et eux à la mienne ? Je ne pense pas.", cette femme rend définitivement mauvais...

Comme la majorité des frères, tu n'imagines même pas qu'il puisse avoir une fin à votre relation : techniquement impossible. Les kho au ballon ont besoin de courrier contenant un peu de son parfum pour tenir le coup, plus que les diverses lettres de soutien qu'ils peuvent recevoir par dizaines. Réalité, réalité...

Plus elle est imposante, plus on l'aime. Faut qu'elle prenne du poids à chaque nouvelle session avec elle. Violet, jaune et vert, ses plus beaux ensembles, tellement jolie qu'on a du mal à la niquer, on voudrait l'admirer éternellement, la toucher, la serrer contre soi, mais les instincts reprennent le dessus et on finit toujours par la baiser... C'est un cycle. Plus de passion que de raison, entre vous. Le temps passe et tu commences à connaitre son vice, tu ne flippes même plus quand elle part, tu sais comment la faire revenir tout le temps, elle sera toujours tienne de ce fait... Jusqu'au jour où un autre reurti prendra ta place, c'est ainsi...

On en conclura que la thune est une pute. Elle rentre dans ta vie, te fait kiffer puis te brise le coeur et finalement revient. Elle ne donne jamais assez, on reste toujours sur sa faim, on attend toujours plus de sa part. On lui offre notre temps, 80% de nos pensées et notre vie... Qu'est-ce qu'elle veut ? À quoi elle joue ? Elle rend changeant, nous détourne de la famille, fait des frères des pourris, des traitres, des ordures, des égoïstes, des obsédés du chiffre. Pourtant, c'est un mal nécessaire. Mais les sentiments nous poussent à l'excès, c'est dans la nature de l'homme.


Merci d'avoir lu cet article.

# Posté le mardi 18 août 2009 11:55

Modifié le mardi 13 octobre 2009 18:52

Tu seras toujours une star... pour les gens qui t'aiment

Tu seras toujours une star... pour les gens qui t'aiment
Tu seras toujours une star... pour les gens qui t'aiment

Un titre complexe et difficile à capter aux premiers abords, on est d'accord. Tout d'abord, sachez que ce ne sera un article mielleux disant que tout le monde peut réussir etc, ça ne me ressemble pas. Non, c'est beaucoup plus complexe. Essayons, ensemble, de comprendre ce qui se passe dans les yeux des gens qui nous aiment (vraiment).

Qu'on le veuille ou non, n'importe qui suscite l'attirance, l'admiration, le respect ou l'affection d'au moins une personne, qu'elle le reconnaisse ou non. Ça ne t'est jamais arrivé d'avoir l'impression d'avoir complètement foiré un truc et que quelqu'un vienne te taper sur l'épaule et te dise : «t'as géré, la vérité !». Peu importe l'image que tu as de toi-même, dans le regard d'au moins une personne, tu es une re-sta. Il a déjà dû aussi t'arriver qu'une bombe de meuf s'intéresse sérieusement à ton cas et qu'en prenant du recul, tu te sois demandé «pourquoi moi ?». Quand une personne n'a pas le défaut d'être trop sûre d'elle, elle a tendance à se rabaisser et se sous-estimer continuellement. C'est comme ça, c'est dans la nature de l'homme. À force d'être persuadé qu'on pas top du tout, on a du mal à croire qu'on puisse l'être dans le regard d'autres gens. Quelqu'un te fait un compliment, tu crois qu'on se fout de ta gueule et ça te gêne. À force de s'enfermer dans ce genre de pensées, on ne remarque même plus ce qui se passe autour de sa personne.

Tu pourras même perdre des gens, à cause de ça. Quelqu'un t'apprécie, tu ne le remarques pas, tu ne le/ la calcules pas, à long terme, il/ elle disparaitra. Mais le problème, ici, c'est que dans les blocks, personne ne déclare rien. Tu crois quoi ? Que ton pote te prendra dans ses bras et te dira «t'es un bon, t'es la famille». Techniquement impossible, pas de conneries du genre. Il faut savoir lire entre lignes. Mais quand tu es trop occupé à te dire que t'es un zéro... Il est possible qu'un jour, tout d'un coup, tu réalises que tu es une vraie re-sta pour certain(e)s. Ce jour-là, tu te diras qu'il est temps d'arrêter de faire le con et d'être à la hauteur de ces gens qui ont les yeux rivés vers toi. Arrêter de te foutre des barrières par peur de l'échec, d'agir comme un loser, tu leur dois au moins ça. Comprends qu'aussi sûr que t'es le mec trop cheum d'une, t'es le méchant gosse-bo d'une autre. Que si t'es un loser pour un, t'es superman du ghetto pour d'autres. À ce moment-là, tu as deux options : rester focalisé sur tes détracteurs ou penser à ceux qui pensent du bien de toi. Il faut voir les gens qui t'aiment comme des gens qui comptent sur toi, tu ne dois pas les décevoir. C'est plus facile de relever la tête lorsqu'on le fait pour quelqu'un d'autre que lorsqu'on le fait pour soi-même.

Bien sûr, dans les pires moments, tu vas te dire que personne ne pense à toi, que tout ça n'est qu'un ramassis de conneries. Sache qu'il y aura toujours une racli qui a une photo de toi sous son oreiller ou un frère qui parle en bien de toi. Mais si cette pensée persiste dans ton esprit, reprends-toi en main pour les futures personnes qui risqueront de t'apprécier/ aimer. Toute cette merde est bien réelle, frère.


Merci d'avoir lu cet article.

# Posté le mardi 18 août 2009 11:38

Modifié le mardi 18 août 2009 16:08

Anniversaire: troisième bougie

Anniversaire: troisième bougie
Anniversaire : troisième bougie

Trois ans... Que dire de plus ? Merci, tout d'abord. Merci à tous ceux qui me soutiennent et m'encouragent à continuer l'aventure. Pour être honnête avec vous, j'avais en tête d'arrêter, dernièrement. Je pensais que je n'avais plus rien à dire et comme je déteste les au revoir, j'ai, en quelques sortes, fermé le blog sans prévenir. Désolé, la famille. Mais là, surprise, il est ouvert de nouveau. Pourquoi ? Car j'ai réalisé que j'avais encore des trucs à dire et que l'écriture me manquait. Donc, si ça peut vous rassurer, clip-clap-beng is back ! Je reviens avec des articles inédits !

Merci.

# Posté le mardi 18 août 2009 10:37

Elvira 2000

Elvira 2000
Elvira 2000

On se souvient tous d'Elvira, la compagne de Tony dans Scarface (et ex de Frank Lopez). La rate de you-voi par excellence. C'était en 1983. Nous voilà au début des années 2000 et la street est remplie de petites Elvira un peu différentes de l'originale, mais plus de vingt ans après, c'est normal, pas vrai ?

Arrivé à un moment, après avoir papilloné un petit moment, tu te rends compte qu'il te faut une fouf bien particulière : une fraîcheur avec le même état d'esprit que toi : c'est-à-dire qui, contrairement à ton ex, ne tminikera pas lorsqu'il faudra cacher des délires chez elle, être ton alibi quand tu es soupçonné par les condés d'avoir commis un délit, sexuellement open et avec qui tu pourrais bien lépar. Un peu comme un kho, mais en meuf.

Elvira, ce n'est pas toi qui la trouve, c'est elle qui te trouve. Tu lui plais, elle te le montre et si ça ne suffit pas, elle te le dit. Elle a un passif assez lourd. À même pas un quart de siècle, elle a déjà été fiancée deux fois, ne compte plus les ruptures... Un coeur suturé, donc. Comme toi. Elle est un peu plus âgée que toi, mais ça ne la dérange pas car "tu es mignon, mature dans ta tête et majeur", ce sont ses mots. Toi, à côté de tout ça, tu ne sais pas trop comment te placer : tu ne sais pas si tu n'es un blaze de plus sur une liste ou celui qui fera la différence, elle a un passé, mais tu fais l'effort de passer au dessus de ça car elle a vraiment le petit truc qui la rend différente et tu te dis qu'étant plus ne-jeu que ces ex, tu dois assurer. Tu n'as même pas le mi-per, toi, t'es plus un sauteur de tourniquets. Débrouillard, tu palpes un peu de biff régulièrement, donc tu as de quoi la sortir. Mais tranquille, elle n'est pas matérialiste. Il arrive même que ce soit elle qui invite. Trop ghetto comme meuf ! Tu kiffes être avec elle car tu n'as pas à choisir tes mots, vous parlez pareil. Tu pètes un sbarr devant elle, elle ne fera pas l'offusquée, elle tirera même une latte dessus. Vous allez au grec, vous allez voir des films violents au cinéma et tu la galloches pendant les trois quarts du film. Vous êtes incapables de re-situer le scénario du film à la fin de la séance, mais pas grave. Bon moment...

«Je suis à toi» ou encore «il n'y a que toi», elle te dit ça, maintenant. Mais ce qui t'a fait le plus plaisir, c'est lorsqu'elle t'a dit «mais pourquoi est-ce que je ne suis pas tombé sur toi directement !?». Elle est croc de toi et toi, bah normal quoi...! On se comprend. Une libido tah les oufs, elle est magnifique dans son plus simple appareil. Avant, t'avais eu le droit majoritairement aux mauvaises surprises : le genre de fouf chez qui, quand tu déballes le bonbon, tout tombe et est flasque... Bah elle, ça se tient. Elle est trop déter, en plus ! Rien que c'est elle qui se fatigue le plus. Bref. La grande classe. Avec elle, tu peux aborder tous les sujets. Vous parlez sérieusement, vous délirez ensemble, vous vous faites confiance. Elle ne casse pas les couilles avec les délires de meufs cheloues: du genre tenter de rendre jaloux, faire des crises, se faire des films etc. Ça glisse.

Avec le temps, on apprend qu'il faut être deux fois plus sur ses gardes lorsque tout va bien. Là, sur le coup, tu aurais préféré l'oublier... Posté dans le tiex, un dialogue s'engage avec un de tes kho.

Lui : Hey, frère. Dis-moi, c'est pas toi qui sort avec Elvira, là ?
Toi : Ouais, ouais, ouais.
Lui : Ah ouais, bah t'as vu, franchement, lâche la. Là, rien que tout le monde te voit avec elle à droite, à gauche, tu te tapes l'affiche. Elle a du kilométrages, frère ! J'étais chez mon zinc, l'autre jour. Ils la connaissent jusqu'à là-bas, j'te promet ! C'est une galère, cette meuf. De toute façon, nique sa mère. Tu lui as bien mise, non ? Tu t'as bien dû profiter, enfoiré ! Ha ha !
Toi : ...
Lui : Non mais, j'dis ça, j'dis rien. Franchement, réfléchis-y, au moins. C'est la famille ! Toi même tu sais. Tu vas pas te marier avec elle, de toute façon ! C'est pas une meuf pour toi.

On ne va pas dire que c'est un putain de dilemme. Ici bas, on ne peut pas se permettre de perdre la face. Rester avec elle, c'est passer pour un canard et baltringuer. Tu lui envoies un texto «viens au quartier, faut qu'on parle».

Elle : Ah, ça tombe bien, je voulais te dire quelque chose moi aussi.
Toi : Okay. Bah écoute, Elvi...
Elle : Attends, moi en premier, stp !!!!
Toi : ...
Elle : Je t'aiiiiiiiiiiiime !
Toi : ...
Elle : Quoi ? Ça te fait pas plaisir ?
Toi : Écoute, je vais être direct. Toi et moi, on ne va pas pouvoir continuer. Ça ne vient pas de toi, c'est juste que moi, ça ne me dit plus rien.
Elle : ... Ah... Je vois. Et c'est définitif comme décision ? Si je te laisse un peu de temps, tu peux revenir là-dessus ?
Toi : J'sais pas. Bon, je dois décaler, là.

Les meilleures choses ont une fin. Après avoir digéré, tu en garderas un bon souvenir.

Merci d'avoir lu cet article.

# Posté le vendredi 29 mai 2009 14:15

Modifié le mardi 18 août 2009 10:05

Pourquoi tout le monde s'enfouraille ?

Pourquoi tout le monde s'enfouraille ?
Pourquoi tout le monde s'enfouraille ?

«Pourquoi tout le monde s'enfouraille ?» : Question existentielle ? Peut-être, peut-être pas. Ça se discute, comme on dit... Bref. J'ai pensé qu'il serait intéressant de se pencher là-dessus. Essayer d'analyser pourquoi beaucoup aujourd'hui mettent un point d'honneur sur le fait d'être broliqué.

Certains diront que c'est comme ça. Que demander pourquoi le ciel est bleu (enfin gris, pour nous) reviendrait au même. Mais je pense qu'il faudrait creuser un peu plus. Bon, okay, à l'ancienne (le bon vieux temps ?), il y avait déjà des calibres qui se brandissaient à droite à gauche, mais clairement moins que maintenant. Et ce n'était réservé qu'à une certaine catégorie de personne, les "grands", comme on dit. Les histoires où les armes étaient de la partie, elles pouvaient s'être passées en bas de chez toi, ça semblait loin... Très loin.

Aujourd'hui, c'est autre chose. Tout le monde veut du métal, des gens de plusieurs catégories. On peut retrouver le mec qui, pour diverses raisons (hasba, embrouille très tendue etc), ne peut pas marcher sereinement dans la rue et n'a d'autre choix que de marcher armé pour veiller à sa "survie", le mec qui s'imagine peser plus lourd sur la balance en ayant un flingue dans son armoire (d'où elle ne sortira jamais, d'ailleurs), le mec qui n'assumera pas et sortira son feu pour ne rien faire à part baltringuer, s'afficher et se faire mettre à l'amende, le barjot pour qui les gens ne comprennent rien sans le plomb (il peut défourailler pour une histoire qui part d'un regard, d'une pute ou d'autres broutilles du style) et le mec qui s'enfouraille par précaution, celui qui n'aspire qu'à faire sa ye-ma discrètement et tranquillement et qui, par malchance, peut se retrouver arme en main face à son destin.

Il y a mille et une raisons qui justifient le fait d'avoir un arsenal à domicile, l'époque est comme ça. Peut-on reprocher aux gens de combattre le feu par le feu ? X va s'armer car Y lui en veut ou peut potentiellement lui en vouloir et est, lui, armé. Mettez ça à grande échelle et vous avez une partie de la réponse à la grande question. Après, okay, il y a d'autres facteurs qu'on peut prendre en compte, mais il faut arrêter de pointer du doigt le cinéma : les gens ne sont pas teubés, ils savent faire la différence entre la réalité et la fiction. Le problème est plus profond. Il faut le prendre à la source. Aujourd'hui, le monde est une immense vitrine où l'on peut admirer une multitude de choses qui nous sont interdites par le manque de fonds dû à notre appartenance sociale. Allez, soyons honnêtes, on ne va pas tminiker. On nous rabâche qu'il faut croire en ses rêves. Okay. Alors imaginons que le rêve d'un mec de tess lambda soit de rouler en Porshe Cayenne. Futilité ? C'est son rêve, il a le droit de rêver de ce qu'il veut, non ? Et si on expliquait aux septiques que le keumé en question dort sur un matelas, dans un HLM deux pièces avec sa mifa, qu'il ne se sent bien qu'en compagnie de son équipe dehors car il n'est pas à l'aise chez lui. Mais que pour se changer les idées, il a besoin de biff. Bah ouais, les raclis, le cinéma, les sappes, ça coûte. Taffer ? Une chance sur deux pour qu'il soit majeur. Et croyez-vous vraiment qu'en se flinguant le dos chez un patron se la jouant petit dictateur, il aura de quoi subvenir à tous ses besoins ? Et n'oublions pas que le Cayenne est à $90 000, hein ! Est-ce que ça passe un peu mieux comme ça ? Bref. Ce n'était qu'un exemple parmi tant d'autres. Comprenez que nombreux sont les gens qui rêvent de ça. Tout le monde est sur le même steack et voit l'autre comme un concurrent direct, le mec qui peut voler son Cayenne qui n'existe pas encore. Même s'il n'existe pas encore, le mec y tient et ne laissera personne lui mettre une banane. Tout le monde veut son confort et c'est une priorité.

Le but de l'article était d'essayer de répondre, du mieux possible et subjectivement, à cette question : «pourquoi tout le monde s'enfouraille ?». Okay, on est tous des officionados de gangsta movies, on les a vus et revus, on peut s'identifier légèrement aux héros, à chacun ses références, mais ne cherchez pas la réponse là-dedans. C'est se tromper.

Merci d'avoir lu cet article.

# Posté le jeudi 28 mai 2009 12:19

Modifié le mardi 18 août 2009 10:05